Les ondes

OEM, ondes nocif?

Quelques activistes et une poignée de chercheurs ont trouvé un nouveaun coupable pour expliquer la disparition des abeilles: les ondes à haute fréquence (OEM). Cette hypothèse laisse les apidologues perplexes. Le sujet est assez complexes. Rien que les polémique sur le "grenelle des ondes" consacré en mai 2009, aux effets des ondes électromagnétiques sur l'homme. Alors, imaginez sur l'abeilles...

Que sait on sur les OEM, qui inquiètent tant de monde depuis l'explosion de la téléphonie mobile? A la fois beaucoup et peu de choses. D'abord que, chaque année, plusieurs millers de nouvelles stations sont implantées pour la téléphonie mobile dans les pays industrialisés. Rien que dans l'Hexagone, en 2006, on repertoriait 54 000 stations de radiotéléphonie disséminées sur tout le territoire, et parmis elles, 35 000 stations de base de téléphonie mobile. Or des études sur les radiations électromagnétiques (les fréquences radio et micro-ondes) laissent penser qu'elles peuvent provoquer divers effets biologiques sur les organisme vivants : accélerer la prolifération cellulaire, endomager la fonction reproductrice, le système nerveux ou le système circulatoire... Mais ces données restent à être étayées et leur intrerprétation est au coeur de diverses controverses.

Concernant les abeilles, à première vue, les corrélations sont troublantes: alors que les signaux électromagnétique émis par l'abeille au cours des danses d'orientation couvre une bande de fréquence de 180 à 250 Hz, nos téléphones portables émettent dans la même bande (217Hz). En outre, l'abeille possède des nanoparticules magnétite qu'elle accumule dans son abdomen. Grâce à ces cristaux, elle peut s'accorder aux variations qotidienne du champ magnétique terrestre et s'orienter, comme les oiseaux migrateurs. Il n'en fallait guère plus au Dr CARLO, chercheur américain de l'Institut des sciences et politiques publiques (SPPI), pour affirmer que ces signaux entraînent une désorientation des abeilles et leur affaiblissement quand elles cherchent à retrouver leur ruche. Elles deviennent alors plus vulnérable aux agressions chimiques, virales, ou parasitaires, selon lui. Mais de telles affirmations ne sont pas suffisamment prouvées.

En fait, les seuls travaux expérimentaux concernant l'abeille sont ceux qui ont été codnuits depuis 2005 par une équipe de l'Institut informatique éducatif, à l'université de Landau, à Coblence en Allemagne. Ils mettent en réalité en cause les radiations émisent par les téléphones sans fils et non les téléphones portables. Les chercheurs ont conduit plusieures expériences en plaçant sous des ruches, des bases de téléphones fixes sans fil (DECT). Puis ils ont tenté d'en mesurer l'impact sur l'orientation, le langage de la danse des abeilles et leur temps de retour à la ruche. Résultat, les abeilles qui ont été soumises à ces ondes arrivent moins vite au bercail que les populations témoins, voire n'y parviennent pas du tout. Ils observent également, pour les mêmes colonies, une diminution du poids des rayons de miel. Ces résultats sont-ils généralisables aux ondes émises par les téléphones mobiles ? Mystère ! Et Jochen Kuhn, l'un des auteurs de l'étude, met en garde l'opinion contre tout amalgame entre ces différents types d'onde.

Concernant ces micro-ondes (téléphonie mobile) précisément, certaines études américaines, financées par la NASA, affirme quel n'ont aucun effet significatif sur la mortalité, la consommation de sirop, l'orientation du vol ou la mémoire des abeilles exposées. Par voie de presse, leurs détracteurs ont contesté ces données obtenues sur de petits effectifs d'abeilles, testées en laboratoire et à cours terme. Ils ont également fait remarquer que c'est bien dans les zones rurales, où se concentrent les ruches, que le problème demeure le plus sérieux: car les relais sont de fortes puissances, pouvant émettre à plus de 20 kilomètres de distance, ce qui n'est pas le cas dans les zones urbaines et periurbaines, ultra-saturées de relais. Il n'empêche, "Dans la mesure où ces émissions sont fréquentes dans l'environnement des abeilles depuis de longues années", le groupen de travail américain sur le CCD a balayé ce risque d'un revers de main: comment pourraient-elles expliquer la disparition massive et en quelques jours de certaines colonies et pas d'autres placées sur des sites comparables ?

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